
Gloria MacKenzie n’est plus une inconnue. Du haut de ses 84 ans, elle pèse lourd désormais. Elle a gagné l’autre jour, grâce à un ticket acheté 2 dollars au supermarché, «la plus grosse somme jamais remportée par une seule personne», selon les organisateurs de la loterie Powerball.
Gloria ne touchera pas l’entier de ces 555 millions de francs mais seulement 347, une fois les impôts déduits, et pas avant le mois de novembre. N’empêche. Cela fait un sacré pactole pour une petite grand-mère modeste et discrète, qui peine à sourire devant les photographes.
Le village de Zephyrhills est chamboulé
Depuis que son nom a été révélé, Gloria MacKenzie n’a plus été vue dans sa petite baraque grise de deux pièces située dans un quartier miteux de Zephyrhills, au centre ouest de la Floride. Un village de 13000 habitants propulsé du coup à une célébrité inattendue.
De nombreux cars de télévision se sont agglutinés devant la maison de la vieille dame; «et ça clignote jour et nuit avec leurs satellites» fait remarquer un voisin qui suggère déjà à la nouvelle multimillionnaire de faire profiter tout le quartier de ses deniers. Un autre, sidéré par la nouvelle, la décrit comme «une dame simple, qui sortait peu, discutait parfois mais ne savait pas toujours quel temps il faisait dehors d’après les vêtements qu’elle se choisissait».
Gloria MacKenzie ne roulait pas sur l'or
Veuve depuis huit ans – son mari Ralph était ouvrier – Gloria ne roulait pas sur l’or, peu s’en faut. Mais jamais elle ne se plaignait, raconte une de ses anciennes voisines, qui a largement vanté les qualités de cœur de Mme MacKenzie.
Elle pense à ses enfants
Récemment installée en Floride, elle passait une grande partie de son temps avec l’un de ses fils, Scott, domicilié pour sa part à Jacksonville, en Floride. C’est d’ailleurs à lui qu’ira la moitié du gain, puisque tous deux en avaient décidé ainsi, lorsqu’ils ont été au supermarché. Mais ses autres enfants, deux filles, Melinda et Jaimie, et un fils, Larry, qui vivent toujours dans le Maine, ne devraient pas être en reste.
Et puis, il y aura sûrement aussi quelques billets pour les petits-enfants, «au moins quatre» selon les médias locaux et les arrière-petits-enfants «au moins deux». Les petits derniers auront de quoi s’acheter des bonbons pendant un certain nombre d’années… Ça vous fait rêver?